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Expliqué : Qu'est-ce que Kanal Istanbul, et pourquoi Erdogan tient-il à mener à bien le projet ?

Le canal, autrefois décrit par Erdogan lui-même comme un 'projet fou', est considéré comme une bouée de sauvetage pour le leader, qui est aux commandes de la Turquie depuis 2003 mais a vu sa popularité décliner.

canal istanbulRecep Tayyip Erdogan, dont le règne de près de deux décennies a été marqué par des améliorations majeures des infrastructures turques, veut maintenant creuser une nouvelle route à travers Istanbul reliant la mer Noire et la mer de Marmara | Photo : AP

Le Kanal Istanbul, une route maritime en construction parallèle au détroit du Bosphore, stratégiquement critique, gagne rapidement en importance en tant que problème majeur de division en Turquie, où des élections en 2023 décident du sort du président de droite Recep Tayyib Erdogan, un homme fort qui a longtemps cherché à présenter son pays comme un poids lourd mondial, mais à qui l'on reproche d'éroder ses traditions laïques.





Le canal, autrefois décrit par Erdogan lui-même comme un projet fou, est considéré comme une bouée de sauvetage pour le leader, qui est aux commandes de la Turquie depuis 2003 (d'abord en tant que Premier ministre puis en tant que président), mais a vu sa popularité décliner au milieu d'un forte augmentation des décès dus à la pandémie associée à un déclin économique.

Bien qu'Erdogan insiste sur le fait que le projet de plusieurs milliards de dollars apporterait des avantages économiques à la Turquie, les politiciens de l'opposition et les écologistes l'ont vivement critiqué, tout comme d'autres qui pensent que le canal pourrait menacer un traité multilatéral clé qui a été le fondement de la paix dans la région pour près d'un siècle.



Qu'est-ce que le Kanal Istanbul d'Erdogan ?

Erdogan, dont le règne de près de deux décennies a été marqué par des améliorations majeures des infrastructures turques, veut maintenant creuser une nouvelle route à travers Istanbul reliant la mer Noire et la mer de Marmara, que son parti pour la justice et le développement (AKP) est vanter comme une nouvelle source majeure de revenus pour le pays.

En juin, lors d'une cérémonie de lancement de la première phase du canal, Erdogan a déclaré aux journalistes que le projet coûterait 15 milliards de dollars, ferait 45 km de long et 21 m de profondeur, et serait construit en six ans.



Le canal prévu sera parallèle au détroit du Bosphore, une voie navigable naturelle qui sépare l'Europe et l'Asie, qui a servi pendant des siècles de débouché clé pour les navires russes entrant dans la mer Méditerranée. Depuis 1936, le passage par le détroit est régi par la Convention de Montreux, un traité multilatéral qui permet aux navires de traverser presque gratuitement en temps de paix, et qui restreint fortement le mouvement des navires de guerre.



Les dirigeants turcs affirment que le nouveau canal, qui passera du côté européen du Bosphore, sera plus sûr et plus rapide à naviguer que le Bosphore, ce qui en fera une option plus attrayante pour les navires commerciaux, qui paieront pour le traverser.


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Les analystes pensent également qu'Erdogan utiliserait le canal pour contourner la Convention de Montreux, en commercialisant le méga projet auprès des alliés de l'OTAN comme un moyen légalement casher d'envoyer leurs navires de guerre dans la mer Noire pour contrer la Russie, leur principal rival géopolitique, tout en attirant les investissements chinois.



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Que disent les opposants au canal ?


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Certains des opposants les plus féroces au projet se trouvent au sein de l'establishment militaire turc. En avril, 104 amiraux à la retraite ont signé une lettre ouverte insistant sur le fait que la Convention de Montreux est sacro-sainte et devrait être laissée intacte, défiant ainsi publiquement Erdogan. À la suite de cela, le président a confirmé l'engagement de la Turquie envers le traité, mais a accusé les signataires d'avoir fomenté un coup d'État comme celui de 2016, et a emprisonné 10 des amiraux. Ils ont ensuite été libérés.



Les opposants politiques d'Erdogan lui reprochent d'avoir utilisé le projet comme une ruse pour détourner l'attention du public des chiffres de la pandémie en Turquie, de la flambée de l'inflation et du chômage, et de la sous-performance économique globale. Effectivement, l'AKP d'Erdogan s'en sort mal dans un récent sondage d'opinion, sa popularité passant en dessous de 30%, selon un rapport du New York Times.

Les rangs des opposants comprennent également Ekrem Imamoglu, le populaire maire d'Istanbul qui a remporté une victoire écrasante contre l'AKP d'Erdogan en 2019, et qui pourrait être un redoutable challenger dans la course 2023.



Les critiques ont également souligné des rapports d'enquête exposant des transactions immobilières dans lesquelles des acheteurs du Moyen-Orient ont récupéré des parcelles de terrain de premier ordre à travers lesquelles le canal passera.

Les experts en environnement ont également exprimé de sérieuses inquiétudes. Parmi leurs craintes figure la menace que le canal ferait peser sur le système d'approvisionnement en eau d'Istanbul de plus de quatre siècles, car une zone boisée abritant ce système devrait être déterrée. Une autre inquiétude est que le nouveau canal artificiel amènerait les eaux polluées de la mer Noire dans la mer de Marmara, et finalement dans la Méditerranée.

Erdogan, cependant, a rejeté ces inquiétudes, qualifiant le canal de projet le plus respectueux de l'environnement au monde, selon un rapport de l'AFP. Il a également insisté, contre avis d'experts, sur le fait que le canal résoudrait le problème de la mer de Marmara. problème de morve de mer .

Les experts du secteur ont également exprimé des doutes sur la viabilité du projet, compte tenu de la baisse récente du nombre de navires souhaitant traverser le Bosphore. Selon le rapport de l'AFP, au cours de la dernière décennie, le nombre de navires transitant est passé de 53 000 à 38 000 par an, grâce à la réduction de la dépendance aux combustibles fossiles dans certains pays ainsi qu'à l'augmentation de l'utilisation des oléoducs.

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